MON AMI DE TOUJOURS.

MON AMI DE TOUJOURS

Je me réveille ce matin , mon ami est avec moi, dans le  reflet de ses yeux, je ressens une immense légèreté, doublée d’une intense énergie,

de celle dont on dispose , après une bonne nuit de sommeil.

Dans ses yeux, , je vois,se refléter ce beau soleil qui se lève à l’horizon ,

  je ressens sa chaleur  et entends le chant des oiseaux au lever du jour.

La fraicheur du matin   nous embaume d’un doux parfum,  frais et subtil à la fois,

et cet instant à nul autre pareil  , à lui seul, sait me mettre en action avec bonheur et gratitude…

Si Je vous dis  tout cela maintenant,c’est qu’il y eut  des jours où  les réveils furent beaucoup plus difficiles et pénibles ,

En effet , pendant certaines périodes , parfois très longues, il me semblait retrouver  en ce compagnon,  un tas inerte, lourd et pesant ,auprès duquel se lever relevait du véritable défi….

Et,mon voisin , ces jours là, m’irritait dès le réveil:

Sentir son  parfum ,ou plutôt son odeur, entendre ses gémissements et ses plaintes ,

tout ce qu’il me donnait à voir était d’une tristesse inouïe, et, comme  par effet d’amplification  infinie, ce sentiment de tristesse  venait encore assombrir  cette image, exacerber l’odeur  ,pour encore, renforcer le sentiment lui même.

Je le regardais alors , le jaugeant, le jugeant  et  dénigrant tout ce qu’il pouvait représenter  à mes yeux.

A mon sens , j’avais maintenant un ennemi auprès de moi , et cet ennemi tel une carcasse collée , demeurait inlassablement accroché à ce que je pouvais peut etre encore représenter à ces yeux  à lui !

Nous  sommes demeurés ainsi,des années durant, nous balançant,comme dans une sorte de danse maudite :

Où le mouvement de l’un,  croyant repousser l’autre avec  force, était simultanément,traduit  en face , par un  appel au retour.

Les deux versants d’une même pièce ,qui tournent avec  une énergie exponentielle.

Et plus je prenais conscience de cette incessante  spirale  , plus je m’enfonçais dans l’odeur nauséabonde du  dégout de l’autre ..

N’ayant parfois plus les mots ou les gestes pour l’aider à sortir de sa torpeur, je m’y noyais à mon tour.

J’avais, finalement juste envie de le laisser tomber et de partir .

Ou de me cacher sous des tonnes de couvertures ,de tissus pour oublier, pour disparaitre…

Ou peut etre , changer de tête et ne plus qu’il me reconnaisse.

A vrai dire, j’ai vainement tout essayer pour l’oublier, l’annuler de ma vie , l’annihiler,

Mais plus on veut oublier,

plus on se focalise sur ce que l’on veut oublier ,

Et plus Ce que l’on veut oublier s’impose à vous , n’est ce pas?

Parfois malgré tout, je repensais à mon  compagnon , à toutes les choses que nous avions vécues ensemble , au nombre de fois où, tombée au sol , il m’avait aidée à me relever, jusqu’à ignorer mes injures et mes insultes .

Me revenait aussi le souvenir  de toutes les fois où ,  me trouvant dans une zone de quasi non retour, je l’ai encore  vu m’épauler, continuer  inlassablement,à me relever, à faire en sorte de rire avec ce qu’il pouvait encore rester de moi,

et, avec ses mots m’aider à  tenir,

à vivre .

Il est là aujourd’hui

,maintenant la température pour moi ,

vibrant à mon ressenti,

écoutant et répondant au moindre mot de ma part.

Présent à chaque instant ,et Dieu sait le nombre de fois où il a agit pour moi ,

dans le but réel, de me protéger et de me sortir de situations les plus improbables, parfois.

M’enveloppant   toujours avec sa bienveillance unique .

D’une discrétion presque intime, Il est présent et absent à la fois ,

toujours d’accord avec ce que je fais ou décide.

Et à la longue , c’en est presque irritant!

  On aimerait dans une relation:

du répondant , peut être même des contradictions !

Mais, ce genre d’individu n’a finalement  aucune  présence, aucune structure, pas d’ossature , pas de fierté!

Presqu’invisible ,comme cet air que l’on respire sans le voir et qui malgré tout nous maintient en vie ;

Oseriez vous demander à l’air de se tenir droit?

Combien de fois dans mon entourage le plus immédiat, on me fit comprendre que ce compagnon, en somme ne valait rien :

Justement: aucune présence, aucune prestance ,

comme un bagage trop encombrant, trop lourd, duquel il fallait se défaire…

Je m’en suis défait très souvent,

cherchant à l’ignorer,

à l’oublier,

allant jusqu’à le mépriser .

Mais contre tout attente, il restait là , dans un coin à veiller,

malgré toute ma hargne et ma virulence.

J’ai eu d’autres amis, ….. des tas ,

D’ailleurs,

j’ai eu,

j’ai ,

et j’aurai ,très certainement  d’autres amis certains sincères ,  d”autres  porteront un masque,

et d’autres encore, parfois, après plusieurs années,  me feront comprendre:

“ Que moi , trop naïve, trop bête, trop ceci ou trop cela….”

Qu’ils ne vous aiment pas ,ne vous aiment plus….

Que vous êtes pour eux un jouet, un outil , un simple moyen d’arriver à  leur fin ?

Et oui , j’en ai connu des vilains , des un peu moins vilains ,très rarement aussi des bons,….

Et  souvent, je me suis laissée aller à suivre des directives externes qui finalement, ne m’indiquaient pas le bon chemin ,

pas MON bon chemin,

Peut être leur chemin ?

Pendant ces dérapages , ces pertes de voies ou ces erreurs, mon compagnon de toujours  , jamais très loin,  réagissait vivement, m’alertait, jusqu’à  souffrir dans sa chair, pour moi.

Tiens! comme la première fois où j’ai voulu m’essayer à la cigarette:

A ma première bouffée, le voilà qui tousse , rougit, vocifère pour me mettre en alerte.

Mais, rien n’y fait,

à cet instant très précis , je  n’ai cure de son avis.

Je voulais juste, être appréciée, entrer dans le groupe , dans la vague,être aimée , et reconnue par mes pairs du moment.

  Je lui riais alors, au nez, oubliant tous ses bons conseils de grand mère ,

Toujours dans l’accueil ,il baissait la garde et acceptait.

Partout où j’allais,et  pour n’importe quel choix que je fasse , qu’il soit d’accord ou non, il restait à mes côtés ,

Je dois  avouer que  c’en était presque énervant….

Et je me rends compte aujourd’hui, que j’étais irritée.

Irritée… d’avoir un  allié imparable,sensible, appréciant avec moi les choses agréables , jusqu’à  les sublimer .

Et face au désagréable,ce compagnon  se transforme alors  en rempart ou bouclier, recevant les coups et les fumées dans le vif de sa chair.

Je repense à lui,  toujours tapi dans son coin ,

je ressens  son amour indéfectible , inaliénable , pur et fidèle .

J’imagine son regard simple et chaleureux , j’entends ses paroles réconfortantes,et je me sens honteuse…

Honteuse ,

oui mais,

encore assez culottée pour oser des excuses ,

qu’il recevra, acceptera pour que nous repartions ,avec des tonnes de nouvelles bonnes résolutions…..ensemble.

J’ai un aveu à vous faire : un ami comme mon compagnon est un véritable chance et je pèse mes mots !

Que mon choix soit bon ou non…

Il prend sur lui , m’accompagne et réagit   avec amour  inconditionnel….

Parfois, je me surprends à me demander :

Si je le perds , ou irai je trouver un tel compagnon dans ce bas monde ?

Dans quel recoin pourrais je retrouver une telle personne ?

Celle que j’aurais piétinée ,  torturée,  injuriée, pour  ne recevoir qu’amour , écoute et accompagnement  en retour ?

Et je sais des jours où très  certainement , j’ai su me transformer en la pire tortionnaire que mon monde ait pu porter;

Je l’obligeai ainsi à supporter toutes mes souffrances et très souvent celles des autres ,

Je l’inondais de produits vides et sans aucunes utilités n’ayant pour simple objectif que l’assouvissement de mes futiles plaisirs.

Tel une vielle peau d’ours achevée au sol , je le piétinais et le salissais à la moindre occasion, oubliant facilement l’amour qu’il savait me donner chaque jour .

Par chance , en ce qui me concerne , il n’a pas baissé les bras , courbant sous le poids de mes insanités , sans jamais rompre.

Pourtant chez certains , que j’en ai vu lâcher prise et tomber littéralement malades .

Pour d’autres encore, plus aucune réponse de sa part , comme s’il avait décidé de faire la sourde oreille , de rentrer en mutisme, comme on rentrerait dans les ordres.

Laissez moi, je vous prie, vous conter ue anecdote  qui m’est arrivée lorsque j’eu à peine une vingtaine d’année:

Un peu Ronde , des boutons sur mon visage que je ne cessai de gratter, laissant l’empreinte  sur ma peau .

D’une nature très sensible, mais ne le sachant pas encore, j’avalai toutes les énergies et,  fini complètement énervée et emplie, sur un banc .

Sorti, je ne sais d’où , un brave homme d’origine asiatique vint s’asseoir près de moi .

Il me regarde pendant un instant et me dit :

“ou lala !, la cafetière est entrain de bouillir!!!”

Observant les stigmates sur mon visage, il en vint  à  m’expliquer que chez lui ,

dans son pays,

on a pour habitude de considérer son corps comme un appartement,  une maison, ou une habitation, que l’on reçoit en location à la naissance;

Et il prit le temps d’insister sur le fait que chacun sait,  que lorsqu’on n’ est pas chez soi , mais dans la demeure d’autrui ,

on a tendance à faire beaucoup plus attention  à son interieur ,

En recevant cette résidence temporaire ,  rajouta t il:

“le mot d’ordre est  de la rendre ,  à notre mort, dans le plus impeccable des états….”

Je le remerciais  éberluée, que j’étais encore , sans trop comprendre,

tandis qu’il disparu aussi rapidement qu’il était apparu.

En effet, les mots , à ce moment,ne firent pas exactement mouche dans mon esprit ,

mais malgré tout , elles y restèrent gravées, comme dans le marbre ,

pour qu’aujourd’hui , plusieurs dizaines d’années plus tard, je puisse vous   les transmettre.

Je suis devenue aujourd’hui assez sage pour pouvoir lui dire merci ,

et lui montrer à quel point sa présence est une bénédiction pour moi.

Car vous l’aurez compris , ce compagnon de toujours , cet ami indéfectible qui est avec moi, à la vie, à la mort, est bel et bien MON CORPS.

Je suis devenue aujourd’hui assez sage pour pouvoir lui dire merci et lui montrer à quel point sa présence est une bénédiction pour moi,.

Il est le simple miroir de mes actes et ne fait humblement, que reproduire , traduire, retranscrire dans ma chair , les choix que je l’oblige à prendre avec moi.

Prenant conscience de tout cela,

je m’habitue tous les jours ma chanceuse vie,

– à lui dire merci ,

– à veiller, maintenant à mon tour, pour lui rendre tout cet amour qu’il sait me donner avec grâce ,

–  à le remercier de me porter toujours,

de me supporter souvent,

et me rendre compte, qu il est parfois facile de tyranniser un être que l’on sait inaliénable .

Rendre aujourd’hui la force à la douceur,

et la faiblesse à la tyrannie….

Je vous demande de réfléchir un instant à cela:

Comment  est il possible de  s’insurger contre l’injustice du plus fort, assiégeant le plus faible , et malgré tout la faire subir sans remords régulièrement,  à notre propre corps  ,  premier allié et confident ?

En ce qui me concerne, je suis en paix aujourd’hui, et quasi en amour avec moi même .

Oui je l’avoue haut et fort , maintenant, je m’aime immensément, infiniment et je souhaite de tout notre cœur-corps, que cet amour vienne réparer les dégâts engendrés depuis tant d’années de négation et d’acharnement intempestif .

Alors les amis dites moi ce que vous pensez de tout ca ;

Prenez vous le temps d’honorer cet incroyable être de toujours, dans lequel  vous avez la chance d’habiter et qui vous permet de tous les jours, pouvoir admirer, entendre et ressentir cette magnifique vie qu’il vous ait donné de vivre ?

–  Quelle relation entretenez vous avec votre corps  votre allié indéfectible ?

– Etes vous souverain en votre royaume?

–  Ou vous sentez vous plutôt, complètement inconnu et non intégré dans un navire qui vogue à la dérive ?

– Ou… peut être,comme un clandestin en terre inconnue ?

Ecrivez moi , vos ressentis , vos croyances par rapport à ce sujet intemporel et si précieux .

Sachez que lorsque vous aurez fait la paix et que cette première union sacrée  sera scellée , vous prendrez,alors  conscience que vous possédez une véritable baguette magique et que celle ci est juste là près de vous ,

oserais je dire en vous!

Cette outil précieux  et enchanté qu’est , naturellement et simplement votre corps, est là disponible , prêt à repondre favorablement au moindre de vos désirs, souhaits, rêves et espoirs  .

Son langage est l’émotion .

Parlez son langage, il vous répondra et s’ensuivra une éternité de discussions les unes plus passionnantes que les autres .

A votre corps, prêt, feu, partez !

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!

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